mercredi 27 mars 2013

Séquence 9. Les podcasts

Le podcasting, ou baladodiffusion pour sa traduction française, est une technique qui permet l'enregistrement et la diffusion rapide et facile de contenus audios et vidéos par le biais de flux RSS.
Bien que son utilité en enseignement ait souvent été soulignée uniquement pour les classes de langues, c'est un outil qui peut être bénéfique quel que soit l'objet d'enseignement.
En effet, il peut permettre aux élèves de réécouter les cours, d'obtenir des précisions sur ces derniers ou encore, pour ceux qui ont une mémoire auditive, d'apprendre par l'écoute. Il permet également une plus grande liberté de l'apprenant par l'élargissement de son autonomie ainsi que de la mobilité de ses apprentissages : le podcast peut être vu ou écouté partout et à n'importe quel moment. De plus, il a également un intérêt pour le professeur qui va pouvoir revoir et entendre son cours et corriger des défauts qu'il n'aurait pas vus autrement. Cet aspect auto-réflexif du podcast est très important pour l'évolution d'un enseignement.
La multiplication et le développement des supports numériques qui prennent le pas sur les supports papiers est une réalité de plus en plus omniprésente aujourd'hui dans le monde de l'enseignement. La pédagogie moderne ne peut donc pas l'ignorer et doit apprendre à utiliser ces technologies à son avantage. Un grand nombre d'entre-elles, comme les outils du web 2.0 et les podcasts, peuvent apporter beaucoup aux apprentissages des élèves.
Cependant, si l'intégration de la baladodiffusion dans les enseignements peut être une réussite, elle peut aussi être un échec. Les professeurs doivent d'abord se poser des questions avant de procéder à un enregistrement, il ne s'agit pas d'une improvisation. Enregistrer un équivalent d'un cours donné en classe risque par exemple d'encourager certains élèves à sécher le cours. Il pourrait même servir de support à la tricherie lors d'un examen car les ipod sont de plus en plus petits et de plus en plus faciles à dissimuler. Si les professeurs ne réfléchissent pas assez avant de diffuser ces enregistrements, la qualité sonore, vidéo, et même celle du contenu peut diminuer très rapidement, rendant ainsi la production dépourvue d'intérêt. Par ailleurs, dans le cas où ce mode d'enseignement s'intègrerait et fonctionnerait à merveille, les professeurs devront veiller à ne pas en abuser. En effet, la baladodiffusion ne peut développer d'autre activité que l'écoute de la part de l'étudiant et ne permet donc pas la réalisation d'autre événement d'apprentissage que celui de la réception, doublée de l'observation lorsqu'il s'agit d'une vidéo. Cette activité ne peut être suffisante pour transmettre le savoir de manière optimale et pour donner un bon cours. Il faut donc veiller à ne pas encourager les élèves à la passivité par la diffusion de ces contenus enregistrés.

En ce qui concerne l'utilisation du podcasting pour mon objet d'enseignement, la stylistique se trouve être un cours dont la dimension orale est très importante. Les sonorités qui permettent l'identification puis l'analyse des figures de style sont difficiles à trouver dans un texte seulement écrit. L'enregistrement de podcasts pourrait donc permettre au professeur de lire des poèmes et des textes en prose, de manière à ce que les particularités du style y soient plus faciles à déceler pour des étudiants novices : cette utilisation servirait alors d'exercice ou d'évaluation. Des exemples de figures pourraient également être enregistrés pour permettre aux élèves de mieux comprendre et surtout de mieux retrouver après le cours à quoi correspond une figure qu'avec un simple document écrit Le podcasting est donc un outil qui peut être très utile pour l'apprentissage de la stylistique même s'il introduit également de nouveaux problèmes à gérer pour les enseignants.

De nombreux conseils d'usages et précisions concernant l'utilité des podcasts pour la pédagogie sont en ligne dans cet article.

samedi 23 mars 2013

Séquence 8. Les réseaux sociaux et l'identité numérique

L'identité numérique, une épée de Damoclès ?

 


De nos jours, protéger son identité sur le web devient de plus en plus difficile. Ce sont en majorité les réseaux sociaux qui contribuent à l'augmentation des cas d'usurpation d'identité sur la toile. 
En effet, les réseaux sociaux constituent une mine d'informations personnelles qui peuvent permettre à des personnes mal intentionnées de s'approprier l'identité des internautes les plus imprudents. 
Pour se protéger, l'idéal est de ne pas trop divulguer d'informations personnelles sur Facebook ou sur d'autres réseaux sociaux. C'est utile non seulement pour éviter le vol d'informations personnelles mais aussi pour maîtriser son e-reputation car ce que vous publiez peut être consulté par n'importe qui y compris par votre employeur par exemple. Cependant, c'est un aspect duquel vous pouvez également tenter de tirer un maximum de profit. En effet, si n'importe qui peut voir votre profil, autant y publier des informations vous permettant par exemple d'être plus visible des recruteurs si vous cherchez un emploi, ou de valoriser une activité que vous pratiquez. Les utilisateurs des réseaux sociaux professionnels l'ont bien compris.
De plus, le niveau de maîtrise de l'utilisation d'un réseau social est aussi un aspect à prendre en compte. Sur Facebook par exemple, tous les contenus publiés sont publics par défaut mais il appartient à chacun d'en restreindre l'accès. Encore faut-il savoir comment faire. C'est pourquoi de nombreux utilisateurs occasionnels ou novices sont beaucoup plus vulnérables que les autres. Le niveau de maitrise des outils du web 2.0 est un aspect dont les articles concernant l'identité numérique oublient souvent de parler et pourtant bien réel : de nombreux lycées et universités proposent aujourd'hui des cours de sensibilisation aux bons usages des réseaux sociaux.
Enfin, pour être le moins vulnérable possible face aux usurpateurs d'identité qui se cachent sur les réseaux sociaux, il faut veiller à mettre à jour les programmes présents sur son ordinateur. Là aussi le problème de la compétence informatique est omniprésent. En effet, certaines mises à jour comme celles du système de sécurité ou celles du navigateur sont primordiales pour garantir un surf bien protégé sur le web. Pourtant, de nombreux novices du web refusent les mises à jour automatiques car la fenêtre qui s'ouvre alors brusquement sans demande de leur part leur fait craindre une tentative d'infection par un virus.
De mon point de vue, la sécurité sur le web 2.0 et sur les réseaux sociaux serait donc une question d'éducation et ce, non seulement pour les plus jeunes, mais aussi pour les autres. L'ennemi numéro 1 de l'internaute c'est, selon moi, son ignorance du danger.

jeudi 14 mars 2013

Séquence 7. La folksonomie

La folk quoi ? Non la folksonomie n'est pas un nouveau style musical, c'est tout simplement la classification des ressources à l'aide de tags. Un nom bien compliqué pour une activité d'utilité publique.
C'est un travail d'indexation et de classification de liens vers des ressources web qui permet de créer sa bibliothèque de ressources sur diverses thématiques et de les partager via un site web social comme Delicious par exemple. Ce travail de classification et d'indexation des ressources web me rappelle beaucoup celui d'indexation des ressources en bibliothèque et en centres de documentation. Cela permet à chacun de trouver plus facilement les informations recherchées et également de trouver plus d'informations. En effet, par le biais des mots clés on peut suivre une sorte de chaîne de liens, d'une ressource à l'autre, qui permet d'effectuer les recherches les plus fructueuses possibles. On peut aussi effectuer ce type d'opérations avec Twitter et ses hashtags. Mais contrairement à Twitter et aux agrégateurs de flux RSS, c'est un outil qui est, selon moi, plus utile pour une recherche d'information efficace que pour faire de la veille. En effet, il faut effectuer une navigation active dans Delicious pour y trouver l'information que les outils de veille apportent à l'utilisateur qui reste passif.
Néanmoins, les recherches dans Delicious peuvent être compromises par la multiplication des tags différents pour signifier une même catégorie. En effet, chacun est libre de créer les tags qu'il désire et cela ne facilite pas l'indexation. Comme pour les documents en bibliothèques, il faudrait parvenir à mettre en place des normes d'indexation par exemple en proposant une liste de tags existants lorsqu'une personne tape un nouveau mot clé et en lui refusant la création de tags inexistants dans la base de données.
Un compte Delicious est public, chacun peut profiter des opérations d'indexation des documents web faites par les autres, il suffit de suivre le compte de l'usager en question. Chaque détenteur d'un compte Delicious devient en quelques sorte un petit catalogueur du web. Petit à petit, c'est par le travail de fourmi fait par ces personnes, que la folksonomie permettra peut être un jour de faire de l'immense fourmilière du web une bibliothèque de ressources mondiale méthodiquement classée.

Suivez mon compte Delicious.

mercredi 6 mars 2013

Séquence 6. Les cartes heuristiques

Les cartes heuristiques, cartes mentales, ou encore cartes de concepts, constituent au premier coup d’œil une manière originale et ludique de présenter des idées. Mais à quoi servent-elles vraiment ? Offrant plus de possibilités que de simples tableaux, ces cartes servent à organiser des idées, des concepts et notions ainsi qu'à les relier entre eux, pour mieux les comprendre, dans un cadre pédagogique par exemple, ou pour améliorer son organisation en créant ainsi des plannings, des emplois du temps ou des fichiers de suivi du travail. Elles peuvent également rencontrer des usages expérimentaux et constituer un moyen d'analyse des problèmes. Si la présentation sous forme de carte heuristique de ces divers documents a déjà fait ses preuves, il faut souligner que son intérêt s'amenuise et que sa lecture se complexifie bien vite lorsqu'elle n'est plus agrémentée d'images pour la dynamiser et la rendre attrayante. Elle permet donc d'ajouter au travail une valeur ludique enthousiasmante qui entraîne une appréhension de sa réalisation ou de sa consultation différente de celle d'un document écrit, et souvent plus positive.

Non seulement les cartes mentales présentent un intérêt important comme supports pédagogiques car elles permettent de synthétiser des notions complexes et de faciliter leur compréhension mais elles sont aussi utiles pour organiser le travail, ce qui rend également service aux apprenants.
Cependant, ce sont des outils qui ont aussi leurs limites. C'est ce que nous avons essayé de montrer Juliette et moi en réalisant notre carte heuristique sur le mindmapping.

Cliquez sur l'image pour visualiser la carte.


La construction d'une carte mentale sur les cartes mentales constitue de plus une illustration de mon objet d'enseignement puisqu'il s'agit d'un effet textuel nommé mise en abyme en stylistique.

Séquence 5. Les flux RSS

J'ai créé il y a quelques années une page Netvibes dont je me sers toujours aujourd'hui pour faire de la veille sur des sujets qui m'intéressent ou de l'évolution desquels je suis dans l'obligation de me tenir au courant professionnellement. J'aime beaucoup l'aspect de la page Netvibes qui est simple et ergonomique tout en permettant de personnaliser son style pour la rendre plus personnelle. De plus, on peut rendre sa page publique, ce qui permet de partager ses découvertes de sites intéressants à suivre.

Néanmoins, il me semble que les agrégateurs de flux RSS sont aujourd'hui en perte de vitesse parce que dépassés par les réseaux sociaux qui permettent d'effectuer une veille plus efficace et d'avoir plus rapidement accès à l'information.

J'ai également intégré dans mon blog un flux RSS vers le site web Fabula qui constitue une référence des ressources en ligne pour la recherche en littérature. 

Séquence 4.1 Le microblogging

Jamais je n'aurais cru qu'un jour je m'inscrirais sur Twitter. Facebook, à la limite, me permet de partager du contenu personnel avec des contacts privés desquels je suis séparée par de nombreux kilomètres... Mais Twitter limitant le nombre de caractères des messages publiés, je ne voyais vraiment pas l'intérêt qu'il pouvait avoir pour la sphère privée. Et je me rends maintenant compte que c'était précisément parce que je considérais l'utilité des réseaux sociaux uniquement du point de vue de ce qu'ils pouvaient m'apporter au niveau privé que je définissais Twitter comme un portail de SMS. Ce n'est qu'avec les cours du master AIGEME que j'ai découvert les possibilités de partage de ressources avec le monde entier qui se cachent derrière ces réseaux sociaux, qui ne sont rien de moins que des outils qu'il faut savoir utiliser pour en tirer le meilleur.

Twitter est un outil très pratique et utile dans le cadre du partage de ressources autour d'un thème pédagogique. En effet, en liant mon compte scoop.it à mon compte Twitter, je peux twitter chaque ressource de mon thème que je trouve importante et la décrire en quelques mots. C'est très rapide : en deux clics, on a partagé sa ressource sur Twitter. Le tweet n'autorisant pas son rédacteur à dépasser les 140 caractères, ce réseau social aide ainsi à se repérer au sein de la masse de l'information obésité qui transite par lui. En effet, les contenus sont résumés aussi succinctement que possible ; ce qui permet à chacun d'accéder quasiment directement à l'information qui l'intéresse. Les atouts de cette information sont sa rapidité d'accès d'une part, et d'autre part son efficacité. En effet, l'information qui est sur Twitter nous parvient plus rapidement qu'aucune autre car le timeline se rafraîchit très rapidement. Cela peut parfois s'avérer être un aspect négatif, car on peut louper de l'information si on n'est pas tout le temps connecté. Pour pallier ce défaut, il vaut mieux ne pas suivre trop de comptes ou utiliser un outil permettant de suivre plus de comptes à la fois comme Tweetdeck. De plus, on peut y trouver des ressources qu'on ne trouvera pas ailleurs que sur un réseau de partage car les moteurs de recherche que nous utilisons tous les jours, comme Google, n'indexent pas tout. Voilà pourquoi les réseaux sociaux sont aujourd'hui indispensables pour faire de la veille. Une fois que j'ai été inscrite, j'ai choisi avec attention les comptes que je souhaitais suivre pour être sûre que Twitter me rapporte chaque jour l'information que je souhaite recevoir. Aujourd'hui je ne passe plus une journée sans me connecter à mon compte Twitter. La prochaine étape serait-elle pour moi de ne plus passer une journée sans émettre de tweet ?
A l'image de celle de Netvibes et de scoop.it, l'utilisation de Twitter favorise donc le gain de temps sur internet en permettant de trouver de l'information pertinente sans passer des heures sur le web, et en donnant parfois accès à des ressources qu'on aurait jamais trouvées sans passer par l'intermédiaire de cet outil. C'est ça la magie du microblogging !

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